Avec cet article nous inaugurons une rubrique expérimentale du blog : nous avons envie de passer un peu de temps à observer et réfléchir sur les agricultures et les territoires que nous allons traverser. Nous ne savons pas encore bien comment nous relaterons sur ce blog nos observations mais l’idée est de vous faire part de nos questionnements “au long cours”. Et peut-être des éléments de réponse glanés sur les bords de chemins. Des micro-enquete sans prétention, en mode curieux, en nous disant que dérouler ces petits fils nous emmènera un peu plus loin. Nous verrons ce que cela donne…c’est parti pour le premier épisode !

 

Dimanche, ciel gris, les confins de l’Ile-de-France, un petit vallon sympathique. Au détour d’un virage, nous tombons sur une banderole pour la “Fête de la betterave” de Bono-Bonnevaux, le jour même. Il s’agit manifestement de betterave à sucre, pas la betterave rouge que vous mangez en salade. Intriguant : la betterave n’est pas vraiment une production très connue du grand public… On imagine une fête de la châtaigne, de la pomme, de la rhubarbe… Mais de la betterave à sucre ? Ni une ni deux nous fonçons vers le centre bourg avec notre question en tête : mais qui peut bien organiser une fête de la betterave, et à quoi cette fête ressemble-t-elle ?

Sur place, la discussion s’engage avec les élus de la commune (que l’on remercie au passage de leur accueil !) : l’idée initiale était avant tout de remettre sur pied un moment convivial pour le village, sans que la betterave ne soit forcément au cœur de la fête. Le thème a été proposé car nous sommes dans un petit bassin de production de betteraves et la période à laquelle s’organise la fête est propice : octobre, début de la récolte. Un des moments phares de la journée est tout de même l’élection de la plus belle betterave décorée !


Si l’agriculture n’est pas au centre de l’événement, le choix de la betterave à sucre comme emblème illustre néanmoins la volonté de conserver un lien entre paysans et les autres habitants du village, dans un milieu périurbain où beaucoup vont travailler quotidiennement à Paris. Autre signe de cette volonté : sur les 5 agriculteurs encore installés au village, 2 sont élus au conseil municipal. Nous avions déjà constaté ce fort engagement citoyens des agriculteurs et c’est finalement sans doute assez logique : le lien entre activité agricole et vie de la commune est souvent fort, les agriculteurs vivent ET travaillent sur le même territoire. A vérifier plus loin sur la route !

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