Après un peu plus de 5300 km de coups de pédales, nous avons découvert la belle Istanbul, aux portes de l’Orient. Ville incontournable, point de départ de la fameuse route de la soie. Nous y avons joué les touristes évidemment ! Mais nous avons également été occupés par quelques tracasseries mécaniques et administratives propres aux voyageurs au long cours à vélo. D’autres sites internet vous décrieront bien mieux que nous les merveilles touristiques d’Istanbul. Nous choisissons donc plutôt ici de vous faire part de notre top 5 des activités anti-touristiques qui nous ont occupées à Istanbul.

 

🚴 Visiter le consulat de la République Islamique d’Iran

En tant que français, et chanceux de l’être, nous avons pu jusqu’à présent circuler librement. Jusqu’en Turquie, les passages de frontières ont été un jeu d’enfant. Mais, il en ira autrement à partir de l’Iran, notre prochaine destination. Nous avons donc profité de l’escale à Istanbul pour faire les démarches administratives nécessaires, qui se sont finalement avérées assez simples. Une photo (voilée pour Audrey), un formulaire, un numéro d’invitation préalablement obtenu par une agence, le passeport, quelques dollars et 4 jours plus tard, on récupérait notre sésame !

🚴🚴 Tester tous les transports publics d’Istanbul

Nos différentes activités touristiques, mécaniques et administratives, nous ont amené à courir d’un quartier à un autre. Istanbul est une ville gigantesque de 15 millions d’habitants (plus grand que la région parisienne !), traversée par le Bosphore et donc à cheval sur deux continents, l’Europe et l’Asie. Même si la voiture reste reine en Turquie, Istanbul est dotée d’un réseau de transport en commun bien développé que nous avons testé à fond. Métro, Marmaray (métro sous le Bosphore), Tramway, Bus, Métro-bus (un bus ayant sa propre voie sur l’autoroute), Mini-bus, Dolmus (taxi collectif suivant un trajet précis), et bien sûr les bateaux, nos préférés, pour traverser le Bosphore, ce que nous avons fait plusieurs fois par jour (ou presque).

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🚴🚴🚴  Faire un tour chez le notaire et au trésor public

Comme prévu, nous avons reçu notre nouveau cadre (Roméo 2) qui est arrivé en quelques jours aux douanes à Istanbul. Tous contents, nous l’attendions sagement à l’adresse indiquée aux transporteurs, sans se douter du jeu de pistes qui nous attendait pour que Roméo 2 parvienne à passer la douane : signer une décharge chez le notaire (après en avoir trouvé un  avec traducteur assermenté…), récupérer un numéro d’identité turc provisoire au bureau des taxes (le trésor public), payer les taxes… Heureusement que nous avons rencontré des personnes formidables pour nous aider à démêler tout ça : un énorme Merci à Gürsel et Coraline !

 

🚴🚴🚴🚴  Aller au cinéma voir un film français sous-titré en turc !

Audrey était toute contente de découvrir que “120 battements par minutes” était diffusé en Turquie : n’ayant pas pu le voir en France avant le départ, c’est en version originale sous titrée en turc qu’elle y a remédié ! Une manière de parfaire son vocabulaire turc ? Hum… Pas vraiment en fait ! Plutôt de se rendre compte que le 7e art a l’air assez développé en Turquie. On a même rencontré des acteurs : nos “sauveurs”, Gürsel et Coraline, ont joué dans un film évoquant la “rénovation urbaine” (densification controversée) d’un des quartiers asiatiques d’Istanbul, historiquement plus vert, plus calme, plus tranquille et cyclable que les autres quartiers du centre ville.

 

🚴🚴🚴🚴🚴 Rencontrer un petit panel de stambouliotes intéressants et super sympathiques !

Comme d’habitude, ce sont les rencontres que nous avons faites qui nous marqueront le plus. L’hospitalité turque, qui nous avaient déjà impressionnés dans la campagne et les petites villes, est définitivement incroyable. Tous nous ont accueillis comme des princes(esses) : Ece, adorable rêveuse, professeur de musique, vélo-taffeuse et cyclo-voyageuse, qui rêve de venir en France mais peine à obtenir un visa… ; Deniz et Hakan, bikers et voyageurs, bons vivants et curieux, soucieux de l’environnement avec qui nous avons eu de supers discussions ; Gürsel, propriétaire du magasin de vélo qui nous a aidé aussi bien pour la mécanique que l’administratif, un homme bienveillant, généreux et charismatique ; et enfin (Last but not least), Coraline, suisse francophone, petite (engin grande !) bulle d’énergie, triathlète semi-professionnelle, actrice également à l’occasion, conférencière sur le sport et la nutrition…. Qui nous a hébergé plusieurs nuits et été un peu notre “grande sœur” à Istanbul.

Nous avons également testé à Istanbul et dans les environs :

  • Vivre une expérience authentique en allant chez le barbier du coin de la rue (pour Julien) ;
  • Faire un footing le long de la mer de Marmara en compagnie des nombreux chats et chiens errants du quartier, pour changer du vélo ;
  • Visiter toutes les librairies d’Istanbul (et les D&R, équivalent turc de la Fnac) à la recherche de cartes routières de Turquie et Iran, ce qui s’avéra mission impossible !
  • Vérifier que les grands centres commerciaux sont identiques partout dans le monde, et en profiter pour acheter des tablettes de chocolat Lindt et une baguette à Carrefour ;
  • Profiter de l’implantation récente de Décathlon en Turquie, qui pratique des prix imbattables, en culpabilisant un peu lorsqu’on apprend à posteriori que Décathlon à tué le marché naissant des magasins de sports dans ce pays…
  • Passer quelques jours chez Gürsel Akay Bisiklet, pour mettre sur roues Roméo 2 !

Pour les plus courageux d’entre vous, ou ceux qui sont quand même curieux de savoir ce que nous avons vu à Istanbul en dehors des métros, des ambassades et des douanes, rendez-vous sur la galerie photo où vous pourrez admirer les mosquées, le palais Topkapi des sultans, la citerne souterraine, une des îles aux Princes, le quartier d’Eyup, les bazars…

Audrey & Julien, les Pignons Voyageurs

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